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A Casas Viejas, après une de ces
révoltes, 22 journaliers furent massacrés par
l'armée, pour l'exemple.
Nous sommes retournés à Casas Viejas pour retrouver la
mémoire de ce massacre et pour constater que, en
démocratie comme sous la dictature, l'injustice règne
encore dans les champs.
Mais, depuis la mort de Franco, certains
paysans se sont organisés. Ils ont conquis des terres sur les
domaines de grands propriétaires, fondé des communes
agricoles et créé des coopératives. De
façon pacifique, par une lutte quotidienne et avec le soutien de
la loi, ils ont parachevé l'idéal égalitaire, pour
lequel avait lutté leurs parents, au temps de la
République et de la guerre civile. A Marinaleda, selon les
slogans peints sur les murs, l'utopie égalitaire est en marche.
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